"ROUTE DES OTAGES"
1ère étape: Caen à Lisieux
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Départ Jeudi matin pour Caen où, comme prévu nous sommes accueillis, avec les honneurs par le Mémorial de la Paix et par les collègues normands.
Interviews, séance photo, petite collation, installation des visuels sur le camion, distribution des coupe-vents, premier incident mécanique…
Vers 11 H notre peloton donne ses premiers coups de pédales. La sortie de Caen est une sympathique galère, l'itinéraire est incertain (nous nous retrouvons un instant sur l'autoroute), les ronds-points sont innombrables, la circulation dense et les routiers fort peu sympas.
Les pistes cyclables sont dans un état lamentable… nos petits pneus refusent la corvée (3 crevaisons en une heure).
Dès que nous retrouvons la campagne, les sourires reviennent… La route monte, Sylvie s'éloigne, complètement étrangère à toute cette technique de câbles, de manettes, de pignons qui amuse tant les cyclistes d'ordinaire. La route descend, Sylvie s'éloigne encore, résolument décidée à ne pas se séparer de l'escargot qui chemine à ses côtés depuis que nous avons quitté la ville.
Vers 14 H, affamés, nous investissons un PMU, seul bistrot ouvert, où nous quémandons quelques casse-croutes, sous le regard affligé des turfistes locaux, totalement hypnotisés par les quadrupèdes galopant dans la TV. Pas la peine de leur parler des otages de Colombie, ni de leur demander un soutien financier pour la FICIB… il ne semblait pas y avoir beaucoup de gagnants dans la salle.
Reprise de la promenade, la campagne est belle, l'architecture traditionnelle mériterait un examen attentif mais la noria de poids lourds qui envahit la nationale après le joli village de Crévecoeur (ça ne s'invente pas) n'incite pas à la contemplation du paysage.
Quelques sueurs froides (et chaudes aussi car ça grimpe) plus loin, nous déboulons dans Lisieux où une foule conséquente stationne devant la cathédrale… pour des obsèques. Heureusement la presse locale est bien là pour nous et pour parler des otages.
Alberto reprend un train pour Paris et nous repartons de notre côté pour Bernay où nous logerons dans la maison paroissiale. Le confort est minimal mais l'accueil est chaleureux… en diable. Le curé qui nous reçoit est un émigré (breton) de longue date qui ne lésine jamais devant un bon mot et qui a la langue bien pendue.
Repas de sportifs (rabelaisiens) dans une pizzeria du coin et dodo…